Quel avenir pour notre village ?

 

Publié le 30 novembre 2016


Lors du scrutin de 2014, la majorité actuelle a obtenu une très faible avance. Avec un tel résultat, (Jean Jamet avant-dernier sur les 36000 maires élus), la sagesse aurait dû prévaloir car le risque d’une mandature ratée était prévisible.

Une proposition de participation active et officielle des différents groupes à l’exécutif communal aurait été souhaitable. Pourtant, Jean Jamet a préféré la fermeture à l’ouverture. Cette décision a finalement privé les Carignanais des différents talents qui auraient dû contribuer au renouvellement et à l’évolution de notre village.

Dans ce contexte souhaité et imposé par la majorité actuelle, quoi de plus normal qu’un affaiblissement progressif de la commune, qu’un lent déclin ? Après deux ans et demi de mandat municipal, quel est le chemin parcouru ?

Dans un contexte fiscal toujours plus étouffant, la majorité gère les affaires courantes et seuls quelques travaux déjà engagés avant 2014, souvent sans grande utilité pour les habitants, ont effectivement vu le jour… 

Notre petit monde politique municipal se comporte comme on pouvait le prévoir, en gestionnaire timoré, souvent naïf, et manque cruellement de vision pour notre commune. Pourtant, regardons autour de nous, de nombreuses municipalités comparables dans le département redoublent d’énergie, de créativité, et de projets de qualité pour leur développement. Notre conseil municipal, lui, se sclérose doucement et n’arrive décidemment  pas à dépasser les limites archaïques imposées par le «capitaine en chef».

La municipalité ayant du mal à se projeter dans l’avenir, nous continuons à prendre du retard sur de nombreux sujets, notamment la réorientation de la politique communautaire, le scolaire, la sécurité routière, les infrastructures de base et bien d’autres problématiques encore.  Nous faisons le constat qu’avec la politique suivie aujourd’hui, les Carignanais perdent inexorablement ce qui fait leur force, leur différence.

CNVNA fixe actuellement les bases du nécessaire travail de réflexion pour l’avenir car il s’agit de redonner aux Carignanais la cohésion qui leur manque. Nous sommes encore et toujours désireux de porter un projet de conviction, complet, qui s’appuie sur l’union des Carignanais pour la défense des Carignanais.

Le projet que nous établissons  rappelle un certain nombre de valeurs, il sera ferme et exigeant.

Delphine Philippeau


Une fuite en avant irresponsable

 

Publié le 30 octobre 2016


Lors du conseil municipal du mois de septembre, les élus ont été consultés au sujet de l’adoption d’une « convention »,  d’un contrat avec l’État, qui engage définitivement notre commune dans un programme important et inadapté de construction de logements sociaux.

Il faut savoir que de nombreuses communes ont refusé ce type de protocole qui s’apparente pour Carignan à un double renoncement. Renoncement en regard des engagements électoraux de la majorité, renoncement en ce qui concerne la défense des acquis environnementaux de toute une communauté. Il s’agit là pourtant des premiers devoirs d’un maire envers ses administrés.

Cette précipitation à signer un contrat inéquitable pour les Carignanais n’était pourtant pas une fatalité. En effet avec le très certain changement de paysage politique en 2017, il est fort probable qu’une forme de souplesse préfectorale revoie le jour à ce sujet. Il semble bien que les particularités des communes, ainsi que le taux d’effort de celles-ci en ce qui concerne les créations de nouveaux logements sociaux, puissent être, dans un futur proche, pris en considération. Balayant ainsi les principes appliqués sans discernement depuis quelques années, ces nouveaux axes politiques pourraient être très profitables à notre commune, qui fait preuve de «bonne volonté» en termes de constructions sociales.

Nulle précipitation en la matière n’était donc requise. Nul besoin de se lier les mains aujourd’hui.

Mais les vieilles lunes de Jean Jamet persistent et la peur de passer pour « le mauvais élève » ne placeront décidemment pas son dernier mandat sous le signe du courage politique. Malheureusement, cette habitude du compromis, qui tourne bien trop souvent à la compromission et au compérage politique, ne sert définitivement pas l’intérêt de notre commune.

Nous nous sommes régulièrement exprimés en conseil et avons essayé de raisonner notre maire, afin qu’il comprenne quels bouleversements son empressement risquait d’entraîner pour les Carignanais. Finalement, contre l’intérêt général, l’inhibition et la collusion des conseillers prévalant, ce contrat a été voté.

Fidèles à nos engagements et aux convictions de ceux qui nous ont fait confiance, nous défendrons toujours les particularismes et les équilibres qui font l’identité de Carignan.

Delphine Philippeau

 

Aujourd’hui la dette, demain l’impôt...

 

Publié le 30 septembre 2016

 

En cette période de rentrée, le budget des foyers carignanais, comme celui de tous les Français, est fortement sollicité et nous constatons que les impôts locaux pèsent toujours plus lourd pour une population comptant plus de 80% de propriétaires.

Dans notre commune, la dette par habitant a augmenté de 137.8 % entre 2000 et 2014. Pendant la même période, les communes françaises similaires à Carignan-de-Bordeaux, ont vu leur dette par habitant augmenter de seulement 7.59 % en moyenne.

Dette par habitant

 

Personne ne contrôle ni n’évalue aujourd’hui véritablement  les dérives économiques de la majorité et les risques de passer en situation de surendettement aux alentours de 2020 sont maintenant bien présents.
Ainsi devant l’impuissance d’une majorité silencieuse de Carignanais, un petit groupe de personnes continue chaque année de détruire notre pouvoir d’achat pour satisfaire ses combats d’arrière-garde souvent déconnectés de la réalité.

Delphine Philippeau

 


Un joli cadeau entre élus mais
un écœurement grandissant des Carignanais


Publié le 14 juillet 2016

La première délibération du conseil du 15 juin portait sur un projet d’agrandissement et d’amélioration des locaux de la mairie (119 000€ pour la première approche).

Cette délibération s’intitulait «demande de subventions pour la salle citoyenne et associative». Une présentation qui devait permettre de faire voter le projet discrètement sans attirer les foudres du Carignanais lambda laissé pour compte...

C’est à la faveur de cette délibération que l’on pouvait remarquer sur le visage de nombreux conseillers, l’insupportable satisfaction de ceux qui bénéficient d’un système qu’ils auto-entretiennent à leur profit.

Ironie du sort, le même jour, l’ensemble des élus avait reçu par écrit le témoignage touchant d’un collectif carignanais écœuré par l’état de délabrement de notre commune et demandant au maire de s’en occuper promptement.

Ce document fût comme à l’habitude traité avec dédain, un conseiller allant même jusqu’à en relever les fautes d’orthographe !

Pour synthétiser, cet agrandissement des locaux de la mairie, même si quelques subventions semblent pour l’heure possibles, constituera une dépense nette globale alors que nous avons récemment démontré un syndrome de glissement budgétaire alarmant dans notre commune. Dans le même temps, nous ne comptons plus les quartiers laissés à l’abandon et le service public revu à la baisse. On remarque donc toujours ce manque d’écoute et de lucidité dans les choix politiques qui continue à caractériser l’écrasante majorité de nos conseillers.

On observe régulièrement de nouveaux conseillers chassant les anciens dans notre commune. Malheureusement, leur inexpérience amène très vite une forme de vanité et d’autosatisfaction classiques dans les conseils municipaux. Ce phénomène les éloigne peu à peu de leurs convictions premières et fini par creuser le fossé qui existe actuellement entre une majorité de Carignanais et le conseil municipal.

Tous ces élus finalement occupés à conforter leur place prennent la responsabilité de créer des relations hautement conflictuelles avec une large partie de notre population et l’exaspération  continuera à se renforcer tant que les prises de décisions reflèteront cette forme de mépris pour les Carignanais.

Fidèles à nos convictions, nous restons à vos côtés.
CNVNA est la seule formation à s’être abstenue sur ce vote.

Delphine Philippeau

 

Quel est le rôle de l’opposition au sein d’une municipalité, et plus particulièrement à Carignan ?

Publié le 10 juillet 2016

 

Qu’il soit dans la majorité ou l’opposition, les missions d’un conseiller municipal diffèrent...

 

Il faut savoir :

- qu’en 2014, les quatre différents groupes politiques de notre village n’ont pas présenté les mêmes projets, et envisageaient le développement et l’avenir de Carignan de façon fondamentalement différente.

- que la constitution du conseil municipal, avec une minorité de 2, 4, 6 ou 9 élus de l’opposition ne permet jamais de faire basculer les votes majeurs dans notre assemblée de 27 élus.

- qu’à Carignan l’opposition est instrumentalisée, et que Jean Jamet n’intègre pas toutes les sensibilités à son raisonnement. Ainsi, l’opposition est-elle toujours réduite à un rôle dérisoire et de faire-valoir lors des travaux communs.

- que les conseillers de l’opposition font un travail bénévole pour les Carignanais alors que les élus de la majorité perçoivent leurs indemnités du contribuable. On comprend donc aisément que les élus de la majorité n’aient pas les mêmes devoirs envers les Carignanais en termes de présence et de charge de travail. Ainsi le rôle des élus de l’opposition a plutôt vocation à se focaliser sur les dossiers de fond et sur le contrôle de la majorité.

Pour André Comte-Sponville, la philosophie sous-tendue par  le mécanisme de notre démocratie rattache la notion de « devoir » à l’exercice de l’élu de la majorité alors que la notion de « droit » émane plus particulièrement de l’exercice de l’élu de l’opposition.

En d’autres termes...


Pour la majorité, il s’agit de conduire la vie de la commune, d’assumer le mandat pour lequel elle a été élue en développant son programme. C’est son travail.

Nous avons été élus dans l’opposition donc...

Sur la base du projet que nous avons présenté en 2014, fidèles à nos électeurs, notre rôle est de contrôler et de mettre en lumière ce qui nous paraît contraire à la légalité ou à l’intérêt des Carignanais que nous représentons.

Delphine Philippeau